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Carnet du Mont-Orient Geruge, Revermont, Jura

Relevé 41 · Sentiers et belvédères

Safari et premiers voyages : saisons et itinéraires

Quand partir en safari en Afrique du Sud, combien de temps prévoir, et comment bâtir un premier itinéraire au Japon : repères concrets pour préparer un grand

Sentiers, belvédères et paysages du Jura Mis en ligne le

Une piste de terre ocre bordée d'herbes sèches dans une réserve du nord-est de l'Afrique du Sud, un 4x4 ouvert arrêté au loin, lumière rasante du petit matin et fine poussière en suspension.

La meilleure saison pour un safari en Afrique du Sud se situe entre mai et septembre, pendant la saison sèche de l’hiver austral, quand la végétation s’éclaircit et que les animaux se concentrent autour des points d’eau. Pour un premier voyage, comptez dix à quinze jours afin de combiner une région de safari et une ville. Au Japon, un premier itinéraire tient en dix à quatorze jours entre Tokyo, Kyoto et un détour vers les Alpes japonaises ou Hiroshima.

Quelle est la meilleure saison pour un safari en Afrique du Sud ?

Le pays se lit sur deux régimes climatiques. Le nord-est, qui porte le parc Kruger et les réserves privées du Mpumalanga et du Limpopo, connaît une saison sèche de mai à septembre, puis une saison des pluies de novembre à mars. Le sud-ouest, autour du Cap, suit le rythme inverse : pluies d’hiver de juin à août, été sec de décembre à février. Un voyage qui associe Le Cap et une réserve du nord-est demande donc un arbitrage, car les deux zones ne sont pas au meilleur de leur forme au même moment.

De mai à septembre, dans le nord-est, les herbes hautes retombent, les arbres perdent leurs feuilles et les animaux se rassemblent près des rares points d’eau. C’est la période où l’observation est la plus lisible, et aussi la plus fraîche : les matins peuvent descendre près de zéro sur le haut veld, il faut une couche chaude pour les sorties en 4x4 avant le lever du soleil. Septembre et octobre ferment la saison sèche : la chaleur remonte, les premiers orages arrivent, les impalas mettent bas et les prédateurs sont actifs.

De novembre à mars, la saison verte offre des paysages luxuriants, des naissances nombreuses et des tarifs souvent plus bas, mais la végétation dense complique les observations et les pistes peuvent être détrempées. Pour qui cherche la lumière et la faune plutôt que la couleur des herbes, la saison sèche reste le repère le plus sûr. Ce calendrier vaut pour un premier safari, celui où l’on veut voir beaucoup sans dépendre de la chance.

La question de la meilleure saison safari afrique du sud revient souvent quand on compare les devis, car les tarifs des lodges suivent exactement cette courbe : hauts en juillet et août, plus doux en avril et en novembre. Réserver six à neuf mois à l’avance reste la norme pour les camps les plus demandés du Kruger et des réserves privées voisines.

Combien de temps faut-il pour un premier voyage en Afrique du Sud ?

Dix jours sur place constituent le seuil minimal pour ne pas passer son séjour dans les aéroports. Le vol depuis Paris dure environ onze heures, avec un décalage d’une heure en hiver austral. Un itinéraire classique tient en trois blocs : trois à quatre nuits dans une réserve de safari, trois à quatre nuits au Cap et sur la route des vins, une à deux nuits de transition à Johannesburg ou à Pretoria.

Quinze jours permettent d’ajouter la Garden Route, de Port Elizabeth à Knysna, ou une extension vers les chutes Victoria, côté Zimbabwe ou Zambie. Au-delà de trois semaines, on entre dans le voyage long, avec la possibilité de descendre vers le KwaZulu-Natal et ses réserves, ou de remonter vers le Botswana. La contrainte principale n’est pas le budget mais le rythme : les distances sont grandes, les routes secondaires lentes, et un safari se vit surtout au lever du jour et en fin d’après-midi.

Pour un premier voyage, mieux vaut deux régions bien vécues que quatre régions traversées. Un séjour de dix jours qui associe une réserve privée du Mpumalanga et Le Cap laisse le temps des sorties matinales, d’une journée à la pointe du Cap et d’une demi-journée à Stellenbosch. C’est le format que choisissent la plupart des voyageurs qui découvrent le pays.

Quel itinéraire pour un premier voyage au Japon ?

Le Japon se parcourt bien en train, et un premier itinéraire suit presque toujours le même axe : Tokyo, Hakone ou les Alpes japonaises, Kyoto, Osaka, avec une extension possible vers Nara, Hiroshima et Miyajima. Dix jours donnent un aperçu dense ; quatorze jours permettent de respirer et d’ajouter une nuit en ryokan, une randonnée courte ou une journée à Kanazawa.

Un tracé de douze jours peut se lire ainsi : quatre nuits à Tokyo, deux nuits à Hakone ou à Kawaguchiko pour voir le mont Fuji, quatre nuits à Kyoto avec une excursion à Nara, deux nuits à Osaka avant le vol retour. Le Japan Rail Pass, acheté avant le départ, couvre la plupart des liaisons ; il se rentabilise dès trois ou quatre trajets longs. Les bagages suivent grâce aux services de livraison d’hôtel à hôtel, ce qui simplifie les étapes courtes.

La meilleure période se situe au printemps, fin mars et avril pour les cerisiers, ou à l’automne, de fin octobre à fin novembre pour les érables. Ces deux fenêtres sont aussi les plus chères et les plus réservées : les hébergements de Kyoto partent plusieurs mois à l’avance. L’été est chaud et humide, l’hiver est sec et froid sur Honshu mais superbe dans les Alpes japonaises et à Hokkaido.

Comment se compose un itinéraire sur mesure ?

Un itinéraire sur mesure ne part pas d’une liste de sites mais d’une contrainte : le nombre de nuits disponibles, la saison et le rythme souhaité. On fixe d’abord les points d’entrée et de sortie, puis on répartit les nuits par région, en gardant au moins deux nuits par étape pour éviter les transferts quotidiens. Les vols intérieurs, les trains et les transferts privés se calent ensuite.

Pour un safari, la logique est inverse de celle d’un city break : on choisit d’abord la réserve, puis le lodge, puis les vols. Pour le Japon, on choisit d’abord les villes, puis le type d’hébergement, puis le pass ferroviaire. Dans les deux cas, un devis se construit sur des dates fermes, car les disponibilités des lodges et des ryokans bougent vite.

Les voyageurs qui préparent un voyage de noces ajoutent souvent une contrainte de confort : une nuit isolée, un dîner particulier, un transfert privé. Ces éléments se réservent en même temps que le reste, pas après, sous peine de devoir changer l’ordre des étapes.

Ce qui change d’une destination à l’autre

En Afrique du Sud, la voiture de location est fréquente pour la Garden Route et la route des vins, tandis que les réserves se visitent en 4x4 avec guide. Au Japon, la voiture est inutile dans les grandes villes et coûteuse sur les autoroutes ; le train et la marche couvrent l’essentiel. En Afrique du Sud, la sécurité demande de la vigilance en ville et une conduite de jour ; au Japon, la difficulté tient surtout à la barrière de la langue hors des grandes villes.

Le budget suit la saison plus que la distance. Un safari en juillet coûte sensiblement plus cher qu’en mai, à lodge équivalent. Un circuit japonais en avril coûte plus cher qu’en février, à hôtel équivalent. Décaler d’un mois, quand c’est possible, change souvent l’équation davantage que le choix de la compagnie aérienne.

Préparer, réserver, partir

Trois repères suffisent pour lancer un projet. Pour l’Afrique du Sud, viser mai, juin ou septembre pour un safari, et prévoir dix à quinze jours. Pour le Japon, viser avril ou novembre et prévoir douze à quatorze jours sur l’axe Tokyo-Kyoto-Osaka. Pour les deux, réserver les hébergements de forte saison six à neuf mois à l’avance et garder une journée libre par semaine, celle où l’on ne fait rien de prévu.

Un carnet de voyage se remplit mieux quand les étapes sont peu nombreuses et les journées longues. C’est la seule règle qui vaut pour les deux destinations, et elle ne dépend ni du budget ni de la saison.

Avant de réserver un voyage en Amérique du Nord, la question n’est pas de choisir le plus beau pays, mais de tenir un calendrier. Un relevé du Carnet du Mont-Orient, intitulé « Itinéraire États-Unis et Canada : comparer et dater », propose de mettre côte à côte trois éléments : le nombre de nuits par étape, la distance réelle entre deux points et la saison pendant laquelle chaque tronçon tient debout. La méthode consiste à comparer deux itinéraires en fixant une date de départ et une date de retour, puis à vérifier que chaque portion reste praticable sur ces dates. Un plan daté évite les étapes trop longues et les routes fermées.