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Carnet du Mont-Orient Geruge, Revermont, Jura

Relevé 35 · Sentiers et belvédères

Cordelette, bâche et sangles : les nœuds utiles d'une nuit dehors dans le Revermont

Pour un bivouac près des ruines de Geruge, trois gestes couvrent presque tout : fixer à un support, réunir deux cordes, former un œil fixe.

Sentiers, belvédères et paysages du Jura Mis en ligne le

Mains tendant une cordelette sur un piquet de tente au bord d'une bâche, sous-bois.

Pour une nuit dehors près des ruines de Geruge, trois gestes couvrent presque tout : fixer une corde à un support, réunir deux cordes, former un œil fixe. Cordelette, bâche et sangles suffisent à un bivouac propre si les nœuds sont choisis pour l’usage.

Quels nœuds suffisent pour tendre une bâche ?

Pour tendre une bâche, il vous faut un nœud qui se serre et se desserre vite : le nœud de chaise pour le piquet, le taut-line hitch ou la demi-clé à capeler pour le hauban. Le nœud est cette liaison entre deux extrémités ou entre une corde et un support, et chaque famille répond à un usage précis : attacher, joindre, boucler ou serrer. Sur le Revermont, la bâche se tend entre deux arbres ou entre un arbre et un piquet, et le nœud se choisit selon ce qu’il doit subir : la tension d’un vent de côte ou le simple poids d’une toile.

Comment attacher une corde à un piquet sans qu’elle bouge ?

Vous utilisez une amarre qui se bloque sur elle-même : le nœud de clou ou le nœud de chaise tiennent le piquet sans glisser quand la tension vient du côté. La référence anglophone VII Arcano classe les nœuds par usage et donne pour chacun un répertoire de nœuds par usage : ce qu’il sert à faire, comment il se noue, où il cède sous la charge. Vous apprenez plus vite en lisant l’usage que le nom, parce qu’un même geste sert le piquet de tente et la laisse improvisée.

Pourquoi certains nœuds se défont-ils mal après la charge ?

Parce qu’ils se serreront en se serrant : un nœud qui se coince sous la tension devient impossible à ouvrir sans couteau. C’est le cas du nœud plat chargé fortement, ou de la demi-clé mal capelée. La règle pratique est simple : un nœud de bivouac doit se défaire du bout des doigts le matin, sinon vous avez perdu votre corde au profit d’un piquet.

Quels nœuds réunissent deux cordes ?

Le nœud de vache ou le nœud de pêcheur double joignent deux brins de même diamètre sans boucle. Pour deux cordes de diamètres différents, le nœud de drapier fait le service. Ces gestes servent au-delà du bivouac : ils réparent une longe, prolongent une corde de bâche, dépannent un sac. Sur le parcours en boucle de Geruge, ils dépannent aussi la lanière d’un sac qui lâche.

Quel rapport avec la lecture du terrain ?

Le même qu’entre la carte et le sentier : le nœud se choisit selon ce que le terrain impose. Un vent de travers demande une amarre qui tient, une pluie qui monte demande un hauban qui se retend vite. L’orientation à la carte et le choix du nœud répondent à la même discipline : lire ce qui est là avant de poser le geste. Un bivouac qui tient est un bivouac qu’on a lu avant de monter.

La page Wikipédia sur le nœud définit les familles de liaisons entre cordes et leurs usages : amarrage, jonction, boucle, serrage.

Retenez l’amarre, la jonction, l’œil fixe, puis allez essayer les trois gestes au pied du prochain arbre.