Relevé 16 · Chantiers et agenda
Journées du patrimoine dans le Jura
Préparer les Journées du patrimoine dans le Jura. Lieux ouverts, réservation, parcours et conseils pour profiter des visites autour de Lons-le-Saunier.
Chantiers bénévoles et agenda patrimoine Mis en ligne le
Vous préparez les Journées du patrimoine dans le Jura en visant le troisième week-end de septembre et des lieux souvent fermés le reste de l’année. Vous trouverez ici comment comprendre les ouvertures, les tarifs et les thèmes pour construire un parcours calme autour de Geruge.
Que ouvrent vraiment les Journées du patrimoine ?
Les Journées européennes du patrimoine sont des manifestations nationales et internationales annuelles qui permettent au public la découverte de nombreux édifices et d’autres lieux qui ne sont souvent qu’exceptionnellement ouverts au public. Des musées modifient alors leur offre, voire leur tarification, pour l’occasion. Créé en France en 1984, l’évènement est désormais une action du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne qui a lieu dans quarante-huit pays. Pour vous, autour de Geruge, cela veut dire une logique simple à garder en tête avant le programme local : certains lieux se visitent toute l’année depuis un sentier, d’autres ne se franchissent qu’un week-end parce qu’une porte, une cour ou une salle s’ouvre pour deux jours. Vous marchez donc entre deux statuts du patrimoine, celui qui se regarde depuis l’extérieur et celui qui s’entrevoit de l’intérieur quand l’autorisation est donnée.
Pourquoi une visite de septembre se prépare à l’avance ?
Les premières Journées du patrimoine ont été lancées le 23 septembre 1984 par le ministère de la Culture français, à l’initiative du ministre Jack Lang, sous le nom de Journée portes ouvertes dans les monuments historiques, le troisième dimanche de septembre. À la suite du succès, le 3 octobre 1985, à Grenade, au cours de la deuxième conférence du Conseil de l’Europe entre les ministres responsables du patrimoine architectural et naturel, Jack Lang propose d’étendre l’initiative au niveau européen. Plusieurs pays européens tels que les Pays-Bas, le Luxembourg, Malte, la Belgique, le Royaume-Uni pour l’Écosse et la Suède organisent rapidement des journées similaires. En 1991, le Conseil de l’Europe institue officiellement les Journées européennes du patrimoine, auxquelles l’Union européenne s’associe en soutenant le bureau de coordination dans sa mission de promotion internationale dont la création est alors confiée aux Pays-Bas. Vous comprenez ainsi pourquoi septembre concentre les foules et les horaires resserrés : l’idée de départ tient en une journée d’ouverture, puis s’élargit à un week-end.
Comment lire la gratuité et les tarifs avant de partir ?
En France, les journées permettent de visiter le patrimoine national, monuments, églises, théâtres, châteaux, mais aussi des demeures privées, des banques, des tribunaux, des préfectures, palais de justice, hôtels de ville, chambres de commerce, et toutes sortes de bâtiments qui, habituellement, sont fermés au public. Elles ont lieu chaque année le troisième week-end du mois de septembre. Elles sont organisées sous l’égide du ministre de la Culture par la Direction du patrimoine culturel et par les différentes directions régionales des affaires culturelles. Les ouvertures ne sont pas obligatoirement gratuites. La gratuité est presque systématique dans les monuments publics dépendant de l’État et les musées ayant le label Musée de France, tandis que dans les domaines privés ou ceux qui dépendent de collectivités locales ou d’établissements publics, les tarifs sont laissés à l’appréciation du propriétaire du lieu. L’histoire détaillée des Journées rappelle cette règle de base qui évite les malentendus à l’entrée d’une cour ou d’une salle. Vous avez donc intérêt à lire chaque fiche lieu comme un contrat de visite : ce qui est ouvert, à quelles heures, à quel prix, et si la réservation est demandée.
Quel parcours imaginer autour des pierres de Geruge ?
Il est possible de visiter des lieux de pouvoirs, des musées ou monuments habituellement payants, et aussi des sites scientifiques et industriels, tandis que des propriétaires privés participent également pour présenter leur patrimoine. Autour de Geruge, cette diversité vous aide à composer une boucle à pied qui alterne intérieur et paysage, sans exiger de l’automobile entre chaque arrêt. Vous pouvez par exemple tenir ensemble la lecture d’une ruine, l’observation d’un front de taille et le repérage des murets qui bordent les prés, parce que ces trois motifs racontent la même économie de la pierre. Les sentiers et points de vue autour du Mont-Orient vous donnent le fil pour relier ces postes d’observation à votre rythme, en gardant du temps pour revenir au village. La page Wikipédia ne publie pas les horaires rue par rue pour le Jura, et vous gagnez à vérifier chaque horaire auprès de l’organisateur local avant de lier vos étapes.
Faut-il réserver et vérifier les horaires lieu par lieu ?
Redevenu ministre de la Culture en 1992, Jack Lang rallonge l’évènement de un à deux jours, qui prend le nom de Journées nationales du patrimoine. En 2000, à l’initiative du ministre de la Culture Catherine Tasca, la manifestation est appelée Journées européennes du patrimoine. En raison des attentats du 11 septembre 2001 intervenus aux États-Unis, la manifestation initialement programmée les samedi 15 et dimanche 16 septembre est annulée dans quelques endroits, dont l’ambassade des États-Unis en France. Lors de l’édition 2005, plus de 12 millions de visiteurs ont investi 15 480 sites et profité des 20 000 animations proposées, dont 1 000 sites ouverts pour la première fois cette année-là et 3 129 lieux ouverts exceptionnellement. En 2016, 12 millions de visiteurs se sont rendus dans un des 17 000 lieux ouverts. Ces chiffres expliquent la file que vous pouvez trouver devant une porte étroite ou une cour fermée : le succès tient à l’ouverture exceptionnelle autant qu’au monument lui-même. Vous limitez l’attente en arrivant tôt sur le site le plus contraint, en gardant l’après-midi pour les extérieurs et les parcours libres.
Que racontent les thèmes d’une année à l’autre ?
Depuis 1995, un thème général est proposé en France, qui met en avant un aspect ou plusieurs aspects du patrimoine. Vous avez eu le patrimoine industriel et les métiers, le patrimoine et la citoyenneté, le patrimoine du XXe siècle, le patrimoine et les associations dans le cadre de la célébration du centenaire de la loi du 3 juillet 1901, puis le patrimoine et les territoires, le patrimoine spirituel, les sciences et techniques, et des formules comme J’aime mon patrimoine ou Faisons vivre notre patrimoine. Les années récentes resserrent encore le propos : 2016 Patrimoine et Citoyenneté, 2017 Jeunesse et Patrimoine, 2018 l’art du partage dans le cadre de l’Année européenne du patrimoine culturel, 2019 Arts et divertissement, 2021 Patrimoine pour tous, 2022 Patrimoine durable, 2023 Patrimoine vivant et Patrimoine du sport, 2024 Patrimoine des itinéraires, des réseaux et des connexions et Patrimoine maritime, 2025 Patrimoine et architecture. Au niveau commun, la page relève 2022 Patrimoine durable, 2023 Patrimoine vivant, 2024 Patrimoine des itinéraires, des réseaux et des connexions et patrimoine maritime, 2025 Patrimoine architectural, 2026 Patrimoine de la photographie et Patrimoine en péril. Vous pouvez vous servir du thème comme d’une consigne de regard : suivre l’eau, le rail, le chemin ou l’atelier plutôt que de collectionner les façades.
Comment finir la journée sans courir ?
En 2018, 12 millions de visiteurs profitent de ces deux journées pour découvrir près de 16 000 lieux. Cette année, en Île-de-France, les monuments les plus fréquentés relèvent des pouvoirs et des grandes institutions, avec 30 000 visiteurs à l’hôtel des Invalides, 27 700 à la Sainte-Chapelle et à la Conciergerie, 26 000 au palais du Luxembourg, 22 100 au Panthéon, 20 300 à l’hôtel de ville de Paris, 20 000 au palais de l’Élysée, 18 000 à la manufacture des Gobelins, 17 800 au palais Bourbon et à l’hôtel de Lassay, 15 200 aux visites de la régie autonome des transports parisiens et 15 050 au château de Vincennes. En province, en 2016, le pont du Gard compte 14 000 visiteurs, l’hôtel de ville de Lyon 12 500, l’abbaye du Mont-Saint-Michel 12 000, les tours de la Lanterne, de la Chaîne et Saint-Nicolas de La Rochelle 11 000, le musée des Beaux-Arts de Lyon 11 000, l’hôtel de ville de Marseille 9 700, le château d’Angers 8 100, l’Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand 8 000, la Casa Xanxo à Perpignan 8 000, le Grand-Théâtre à Bordeaux 7 000, la citadelle de Blaye 6 500 et le château de Chambord 6 080. Ces ordres de grandeur vous invitent à inverser l’agenda dans le Jura : réserver le créneau contraint du matin, puis marcher l’après-midi vers les carrières et la mémoire ouvrière du Mont-Orient quand les files s’allongent en ville. Vous pouvez noter trois lieux proches, leurs créneaux et leur plan de repli, puis laisser la lumière de fin de jour faire le reste du programme.
Journées européennes du patrimoine : manifestations annuelles créées en France en 1984 et devenues une action du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne dans quarante-huit pays. Vous y trouvez des édifices exceptionnellement ouverts, des musées qui adaptent leur offre et leurs tarifs, et des thèmes annuels qui orientent le regard. Vous pouvez choisir un seul secteur autour de Geruge, vérifier les heures lieu par lieu, puis marcher de poste en poste avec de la marge entre chaque visite.