MONTORIENT SES ORIGINES

Déjà les romains choisirent le site de Montorient pour surveiller la région, notamment la voie qui partait de Lédo (Lons Le Saunier), montait sur le Mont Coelius (Montciel), descendait à Messia, passait à Gevingey … pour arriver à Lyon. 

Ils érigèrent donc une tour qui dominait la Bresseet que l’on voyait au Levant, d’où son nom Tour d’Orient . Elle faisait office de vigie et communiquait par des feux avec les tours avoisinantes. 

La tour était carrée et avait, à son étage supérieur, une voûte terrassée, destinée à placer le feu. Elle se trouvait sur un monticule entouré de fossés.

Sans doute plusieurs fois rebatie, elle a été démolie sous Louis XIV en même temps que les fortifications de Montaigu et de Saint Laurent La Roche.

Au Moyen Age, Montorient était un fief qui dépendait de la seigneurie de S t -Laurent La Roche. Une fontaine, appelée lavoir mérovingien , enfermée sous une voûte assez vaste, permettait l’alimentation en eau.

Plus tard, à proximitédu chateau fort, une propriété s’est construite. Elle comprenait deux fermes et une maison bougeoise. Le plus illustre de ses occupants fut Théodore Vernier (1731-1818). Avocat, homme politique, il est élu député du Tiers Etat aux «Etats Généraux» de 1789. Membre de l’Assemblée Constituante, il participe à l'élaboration de la Constitution de 1791. C'est un ardent défenseur de la progressivité de l'Impôt. La ville de Lons le Saunier lui doit son titre de ville préfecture . Il est anobli par Napoléon Bonaparte et prend le titre de Comte de Montorient .

L’ensemble de ce patrimoine se trouve aux confins de trois communes: 

23 ha sur Geruge, 

15 ha sur Gevingey 

7 ha sur Courbouzon.

La commune de Gevingey en fait l'acquisition en 1959.

Le dernier fermier quitte les lieux en 1968.

En 1969, un incendie ravage la maison bourgeoise.

En 2011, la ferme "Guillon", est encore debout, 

mais en très mauvais état. A coté de la ferme, 

se trouvent les ruines

de la maison bourgeoise de Montorient. 

Cette maison bourgeoise comportait 

notamment une chapelle 

fermée par une très belle grille.

En 1794, sous la terreur, Théodore Vernier

se réfugie en Suisse. Ses biens sont saisis.

Ils font l’objet d’un inventaire qui peut être 

consulté grace au lien ci-contre:

En 1807, Théodore Vernier publie un livre dans lequel il décrit sa propriété et la beauté qui l’entoure